Maman comparait l’odeur des bébés à celle des petits pigeons qui avaient enchanté son enfance, et qu’elle avait contemplés longuement, dans le jardin de sa maison d’enfance et dans celui de son grand-père : une odeur douce de tendre peau moite, nichée en particulier dans leur nuque. Elle aimait leur aspect potelé de petits ortolans ! Elle aimait la malice des bébés, qui rient facilement aux éclats, de ce rire de gorge merveilleux ; elle rappelait qu’un petit enfant est naturellement joyeux et espiègle, et qu’il n’est pas normal qu’il n’en soit pas ainsi.
Ils étaient tous les deux fascinés par la confiance et l’abandon des petits à l’égard des adultes qui les ont en charge.
